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FEED – Abdelfattah Kilito

FEED – Abdelfattah Kilito

Nous avons eu l’honneur de recevoir un homme de littérature, l’intellectuel Abdelfattah Kilito. L’intervention de M. Kilito s’est articulée autour de la littérature classique, un sujet qui selon M. Kilito est majeur dans la culture et la renaissance des sociétés. Ainsi, dans une optique philosophique et littéraire, M. Kilito a évoqué certaines personnalités phares du domaine de la littérature arabe, tels que AlJahiz, Ibn Rochd, Al Maari, Ibn Khaldoun, tout en soulignant leur influence sur la littérature occidentale.
De là, M.Kilito s’est penché sur l’importance de la traduction, des traducteurs ainsi que la simplification de la langue dans le processus de désacralisation de la culture, en l’occurrence les classiques pour enfin assurer l’intellectualisation de l’ensemble de la société. De par sa position d’intellectuel marocain, il a saisi l’occasion pour nous rappeler la nécessité de LIRE qui selon lui, est l’ingrédient indispensable pour une écriture à grand impact.
C’est ainsi que M.KILITO a soulevé le rôle que jouaient les professeurs autrefois. Ces maîtres qui manquent de nos jours, et qui ont su confronter sa génération à deux traditions irréconciliables, à des thèmes qui paraissent dans la littérature française indignes mais acceptés dans l’autre. Des gens semblables à ses professeurs et enseignants qui l’ont initié à cette double culture franco-arabesque.créant ainsi, une génération aussi ouverte qui a pu jouir de deux classicismes, deux passés littéraires.

Notre grand philosophe souligne aussi qu’il est difficile de séparer la littérature arabe ancienne « al kadimah » de son opposée, la littérature moderne « al haditha » car la langue arabe n’a pas changé. Il a aussi expliqué comment la rupture avec le passé de la littérature arabe d’Al hariri a été inauguré par Ahmed Faris à travers une publication en 1857 à Paris.

Enfin, l’échange avec M.Kilito était une occasion de réaffirmer l’importance de la langue dans sa simplification, un élément qui selon M.Kilito demeure un obstacle devant la littérature arabe. Les arabes doivent déployer plus d’efforts en termes d’adaptation de la culture classique au contexte socio-culturel des sociétés modernisées.
A la fin de la séance, M.Kilito nous a généreusement prodigué un conseil pertinent, en nous demandant de profiter au maximum de la lecture, du fait d’écrire et enfin nous a incité à prendre la relève et l’initiative pour traduire les œuvres reflétant notre culture Arabe.

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